Réflexions 2007 - présentation

Mon nom est Alexandre Lavoie. À partir du 22 mars 2007, j’ai décidé d’entamer une réflexion politique que j’espère partager avec le plus grand nombre de personnes. Vous avez surement lu ma lettre de l’autre jour; vous avez une petite idée de mon discours. J’ai voulu la faire concise et recevable par tous; je ne voulais pas entrer dans des argumentations pointues, de peur de bloquer tout de suite bien des gens.

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jeudi 29 mars 2007

Réflexions 2007

J’ai voulu énoncer des choses qui sont difficilement contestables, peu importe l’allégeance politique. Je crois que c’est réussi. J’ai reçu beaucoup de réponses de toutes sortes, mais rarement pour me dire que tout est faux. Au contraire, la plupart m’écrivent de longs textes super pertinents expliquant bien des choses que je n’ai pas encore pris le temps d’expliquer! C’est parfait, vous avez compris ce que j’espère de vous; énoncer vos visions, vos pensées, vos convictions! Ou encore simplement m’envoyer un retour sur ce que j’avance. Vous n’avez pas idée à quel point ce sont les réponses que j’ai reçu depuis qui m’ont le plus aidé à me guider, me supporter. Peu importe votre commentaire, IL EST D’UNE IMPORTANCE CAPITALE. Exprimez-vous, le web rend ça si simple. Pour la réappropriation du politique, je crois qu’il faut commencer par parler entre nous.

Mon projet :

La situation politique est bien étrange. Pour ceux qui sont un peu familiers avec Guy Debord, la société du spectacle commence à se rendre loin. Les démagogues de notre temps sont plutôt habiles. La montée de l’ADQ m’inquiète tout spécialement. J’ai peur que Mario Dumont parvienne à gagner un espace mental qui ne lui revient pas; incarner la voie du vrai changement, des vraies solutions. Cette pensée, une fois dans la tête des gens, rendra le travail encore plus difficile. Face à cette façon de faire la politique, que pouvons-nous faire si nous désirons militer pour un monde alternatif?

Ici il importe de définir alternatif.

Je ne suis pas un spécialiste des mouvements de gauche (altermondialistes serait peut-être plus large encore). Par contre, ce que je constate, c’est que certains désirent à terme un changement radical pour le bien commun, d’autres non. Le mouvement alternatif, je l’utilise pour unir les réformistes, les Anarchistes, les écolo-utopistes, et toutes les milles autres façons de se nommer alternatif. Je suis persuadé que, derrière toutes nos divergences dans notre façon de faire, nous sommes vraiment près les uns des autres. Derrière les utopies, les rêves de chacun, se cache un but commun; l’opposition immédiate à la progression du néo-libéralisme. Unissons nos forces, notre discours!

Face à cette société si habile pour garder les gens immobiles et passifs, pour détourner les vrais problèmes et garder le cap sur le néolibéralisme, que devons-nous faire? Je crois que nous gagnerions à nous unir. Non pas dans un parti politique, non pas pour que tous deviennent d’accord sur la façon d’agir. Les anarchistes et les réformistes n’ont pas la même approche, et ce n’est pas ce que je veux nier. Partons à la recherche du consensus qui règne au sein du milieu de contestation. Cherchons sur quoi nous sommes en accord et énonçons-le clairement. Également, vulgarisons notre regard sur la société contemporaine, expliquons les absurdités et les dangers qui y règnent. Partageons notre vision de sorte qu’elle soient recevable par tous!

3. Le rôle du militantisme

Un matin ordinaire, vous êtes au supermarché en train de faire vos courses sans y prêter plus d’attention que d’habitude… Tout d’un coup, en face de ce qui devrait, pour vous être un rayon rempli de pains de toutes sortes, vous vous trouvez devant une rangée de produits bio. Tiens… Autre exemple : plus personne, de nos jours, ne s’étonne de la diversité de œufs proposés au consommateur (bio, de poules nourries au grain, élevées en plein air ou en batterie), car elle fait partie de la vie ordinaire du consommateur de pays surdéveloppé.

Plus tard, chez vous, jetant un coup d’œil distrait sur les petites annonces d’offres d’emploi, une phrase toute faite sur la promotion de l’égalité des chances retient votre attention. Vous vous dites que cette phrase n’aurait pas voulu dire grand-chose pour vos grands-parents. Vous réalisez que le futur, dont on s’imagine toujours qu’il va apparaître en fanfare, arrive aussi subrepticement, par le biais de petites choses apparemment sans importance, comme le changement dans les étalages de supermarché, la diversification de la production des œufs ou la formalisation des procédures d’offre d’emploi. Mais, au fait, comment les nouveaux modes de vie s’instaurent-ils? Comment comprenons-nous ce qui est bien ou mal dans nos nouveaux modes de vie?

Le spectacle est familier. Une foule qui brandit des pancartes, chante des slogans et prend le contrôle de rues normalement envahies par les voitures. Les groupes de marcheurs se différencient par des bannières, des drapeaux, des bruits et des vêtements. Ils sont presque toujours accompagnés, pour ne pas dire encerclés, par la police, qui défile devant eux et à côté d’eux, souvent regroupée, en position d’attente, dans les rues latérales. Passons maintenant à une autre scène familière, celle d’un groupe bigarré de jeunes gens (principalement) lançant des cocktails Molotov et hurlant dans un état de grande agitation; face à eux, des policiers en uniforme blanc et bleu, souvent armés, qui chargent puis reculent, traînant certains membres du groupe bigarré vers leurs fourgons. On peut aussi penser à d’autres scènes souvent observées : des petits bateaux décorés de drapeaux et tournoyant autour de grands pétroliers, une parade de travestis. On force quelqu’un à descendre d’un arbre qui y était monté, on en traîne un autre le long d’un tunnel; quelqu’un frappe à la porte une pétition à la main. Toutes ces images illustrent le militantisme politique. Ces gestes violents ou pacifiques, bruyants ou calmes qui relèvent de groupuscules ou de groupes importants représentent des tentatives de changer la société en fonction des désirs de ceux qui agissent. Ils sont souvent les signes et des exemples du militantisme politique populaire et font partie intégrante des sociétés du XXIe siècle

D’une certaine façon, ces scènes sont trop familières. Nous savons trop bien ce qui est en train de se produire. Même quand nous sommes pris, volontairement ou non, dans une manifestation, nous avons rarement le regard du néophyte. Un groupe de gens veulent le changement et réclament que des mesures soient prises. Earth First!, par exemple, est une organisation de militants écologistes qui exigent que la Terre figure maintenant en tête de nos priorités. Les militants politiques veulent faire changer nos sociétés tout de suite : moins de pollution, plus de contrôle sur les armes, des salaires plus élevés, moins de violence raciale, mois d’immigration, plus de transport public : ces exigences relèvent de la cacophonie. La véritable importance du militantisme nous échappe souvent, le côté instantané et spectaculaire, l’humour de la protestation nous faisant nous focaliser sur le sens et les exigences des mouvements pris séparément. Il y a, bien entendu, une question plus générale sur la nature du militantisme politique populaire et notre société. En coulisse, et faisant partie de ces actions familières, se niche quelque chose de moins familier et d’essentiel pour notre avenir, car c’est au sein de ces mouvements que les croyances, qui pourraient bien modeler notre avenir, sont en gestation. Le militantisme pourrait bien redéfinir ce qu’est «vivre bien» et ce qu’est la société.

Certains types d’actions politiques militantes créent de nouvelles doctrines morales, ces dernières prennent l’ascendant une fois adoptées par le grand public et insufflent des changements dans nos sociétés. L’avenir naît de l’agitation créée par des personnes ayant une action politique commune. Comment pouvons-nous comprendre l’abondance de nourriture bio dans les supermarchés et tous ces types différents d’œufs sans référence au mouvement moderne vert ou écologique? Comment peut-on faire la genèse des règles d’égalité des chances sans faire référence à des idées antiracistes et féministes? Le liens entre les rayons du supermarché et le militantisme écologique, ou entre le féminisme, le rejet du racisme et les procédures de recrutement, doivent être vus dans un contexte plus large; la place qu’ils occupent dans nos sociétés doit être comprise.

tiré du livre «S'engager! Les nouveaux militants, activistes, agitateurs...», Tim Jordan, Éditions Autrement, Londres, 2003 , p.4 à 6

vendredi 23 mars 2007

2. À ceux qui pensent voter Vert:

À ceux pour qui l’environnement est une priorité, encore plus à ceux qui pensent voter vert lundi prochain. Tout spécialement aux électeurs des circonscriptions de Mercier, Gouin, Sainte-Marie-Saint-Jacques et St-Henri-Ste-Anne, voici ce que j’ai à vous dire.

Dans le contexte politique actuel, par l’absence d’une représentation proportionnelle, la division du vote environnemental m’apparaît totalement contreproductive. Malheureusement, tant que le mode de scrutin ne sera pas réformé, il faudra absolument qu’un parti atteigne la majorité dans une circonscription pour avoir une représentation en chambre, si minime soit-elle. Rappelez-vous l’ADQ qui avait autour de 15% des votes, mais bien moins de pourcentage en ce qui concerne les candidats élus. Complètement anti-démocratique. Ceci étant dit, pour lutter contre la crise environnementale de façon sérieuse, il me semble pertinent d’unir nos forces.

Diviser le vote, c’est ça voter me diront certains. D’autres diront peut-être que Québec Solidaire fait la même chose en divisant le vote souverainiste. Attendez. Ce n’est pas là que je veux en venir.

Concentrons-nous sur l’aspect de l’environnement et comparons le parti Vert et Québec solidaire. Je ne peux ici faire la preuve que j’aimerais vous fournir, je n’ai pas le temps et je ne maîtrise pas assez toute les subtilités pour en faire une synthèse digne d’être publiée. Je vous invite à vous prêter à cet exercice en naviguant sur leur site web respectif. Par contre, je suis prêt à affirmer que tous les environnementalistes convaincus trouveront leur compte auprès de Québec solidaire. Ces deux partis proposent une réflexion profonde, des changements majeurs et une prise en main rapide de la situation environnementale. Certains vont même jusqu’à dire que la plate-forme de Québec solidaire va plus loin que celle des verts en ce qui a trait à l’environnement! Ce n’est pas peu dire. Donc premier élément à considérer : l’approche de Québec solidaire en environnement est sérieuse et il s’agit d’une priorité centrale. Il n’y a pas de demi-mesure; la crise environnementale est un des plus gros enjeux qui nous attend. Alors à date, disons simplement que les deux options s’équivalent.

PAR CONTRE, une distinction importante surgit lorsque l’on réfléchi autour du concept du développement durable (plus d’info sur Wikipedia). En effet, ce concept admis de tous et maintenant utilisé à toutes les sauces est tout de même d’une grande valeur. Il nous fait bien comprendre que la lutte à l’environnement doit s’inscrire dans UN CADRE PLUS LARGE.

La définition tourne autour de l’interaction entre trois éléments : l’environnement, l’économie et le social. Selon ce principe très largement admis, il est impensable d’espérer résoudre la crise actuelle en se concentrant uniquement sur un volet. Et c’est là que Québec solidaire remporte. Oui je sais, les Verts aussi prônent une approche globale. Par contre, leur plate-forme est vraiment moins étoffée que celle de Québec solidaire. Par exemple, absolument rien sur l’aide social, le salaire minimum ou les logements sociaux! Aucun rapport avec l’environnement direz-vous? Humm… Il importe de se rappeler que la politique se doit d’avoir une vision globale de la société. Il faut un projet social cohérent, car tout est interconnecté. Il est absurde de voter sur un seul aspect de la vie en société.

Je vous invite à vous informer d’avantage d’ici les élections sur ce que propose Québec solidaire en matière d’environnement. Ce n’est vraiment pas de la poudre aux yeux!

Il faut un projet social global où l’environnement est une des priorités fondamentales. Je crois que c’est à Québec solidaire que revient ce titre!

Aux électeurs des circonscriptions nommées en début de message, vous êtes dans une situation bien particulière. En effet, chez vous, Québec solidaire est en excellente posture! Pensez-y deux fois : le vote des Verts peut faire la différence. Quel est le meilleur véhicule de vos convictions environnementales?

Quelques textes spécialement pertinents:

Ne pas voter
http://www.ledevoir.com/2007/03/23/136345.html

Le soir du 26: un Québec morcelé et mendiant
http://www.ledevoir.com/2007/03/24/136506.html

Le Québec a plus que jamais besoin de Québec solidaire
http://www.ledevoir.com/2007/03/24/136569.html

Bilan de la journée

J'aurais vraiment voulu être déjà prêt à partager beaucoup de choses dès aujourd'hui....
Il faudra attendre encore. Mais revenez, je vous en pris. J'ai vraiment l'impression d'avoir quelque chose de pertinent à offrir.
D'ici quelques jours, je vais tenter de mettre en place un espace de partage d'opinions. Évidemment, il est fort possible qu'il ne connaisse que très peu de participation. Combien de sites ou de forums deviennent rapidement des coquilles vides? Mais bon, comme toujours, il n'en revient qu'à nous. Les choses deviennent ce que l'on y met.

J'ai reçu de nombreuses réponses au courant de la journée. C'était fort intéressant et très formateur de partager toutes ces visions. Je vous invite à me contacter; je veux savoir ce que vous en pensez. (reflexions@gmail.com , ou encore un commentaire directement sur ce blogue!). Jamais mon objectif est d'affirmer que j'ai raison et que tout le monde doit partager ma vision. Oui je fais la promotion de Québec solidaire, c'est ma position, je l'expose. À ce sujet plusieurs m'ont dit que Québec solidaire n'était pas la réponse à tout... laissez-moi nuancer mes propos avant d'oser me caractériser. Contactez-moi, je vais tâcher de vous répondre. Je suis lâsse de toutes ces individualités qui se jugent entre elles sans se confronter. Mais mon désir le plus grand n'est pas vraiment de vous voir voter QS, mais surtout de vous voir vous RÉAPPROPRIER LA POLITIQUE. Je serais très heureux de vous voir revenir bientot, constater où mon projet est rendu. Rapidement, j'espère ne plus avoir à parler en mon nom, mais plutot de parler avec vous!

Ce n'est pas un projet personnel, une tribune immence que je souhaite. Je désire travailler avec des citoyens à bâtir une réflexion commune à la recherche d'un consensus. Pour accéder à la démocratie participative, je suis convaicu que ça commence par en parler. Le web nous permet de relier facilement beaucoup de gens avec bcp de contenu. En tout cas. Mon projet se concrétise lentement.

Je croyais écrire et élaborer concrètement des trucs aujourd'hui. Finalement, ce fut plutôt une journée de réseautage, de réflexions. Je considère que la réponse est bonne. Je crois que plusieurs sont prêts à tenter un échange mature et sincière.

À bientôt!

AU NOUVEAU VISITEUR

Sachez tous que ce site est présentement en évolution constante!

Mon nom est Alexandre Lavoie. À partir du 22 mars 2007, j'ai décidé de proposer d'entammer une réflexion politique avec tous les QuébécoisEs qui voudront bien me suivre..
Je suis actuellement seul dans ce projet. Je vous invite à revenir bientôt, je vous promet une suite qui risque de vous intéresser! Il est 4h30 du matin, je vais dormir un peu... Revenez pendant la journée, j'aimerais vous parler!

À bientôt!

Alexandre Lavoie, humble citoyen
reflexions2007@gmail.com

For translation, i need help... if you want, send me one at reflexions@gmail.com
Special thx for the one who will do it!

1. Pour une réappropriation du politique

Les QuébécoisEs de toutes allégeances ont subi au cours des dernières semaines un battage médiatique ininterrompu. Par contre, malgré cette abondance d'informations, pouvons-nous dire qu'il s'agissait d'une réflexion politique globale?

Au contraire, nous avons eu droit à une suite d'arguments partiels, isolés. Il s'agit là d'un énorme problème ; la politique se veut être un espace pour définir un projet de société. Or, dans ce projet, tout est relié ; il est absurde de séparer santé, éducation, économie... il faut réfléchir globalement.

Alors même que nous nous préparons à faire face aux changements climatiques, aux crises sociales et économiques mondiales, comment peut-on éviter de prendre le temps d'effectuer une réflexion sincère et globale des enjeux contemporains et de nos moyens d'action? Sans vouloir être alarmiste, il est grand temps de se questionner en profondeur. Ne ressentez-vous pas vous aussi une certaine incohérence au sein de notre société, une certaine impasse de notre approche actuelle? J'ai la ferme impression que le Québec connait actuellement un vide politique, une absence de projections.

Il est admis par tous que le discours des politiciens actuels est souvent malhonnête et empreint de mauvaise foi. Promesses non tenues, attaques personnelles, hypocrisie, politicaillerie sont des choses communes. La désillusion et le cynisme envers la politique est totalement compréhensible. Combien d'entre nous ont même décidé de ne plus voter, considérant qu'aucune option ne vaut la peine d'être encouragée. La politique semble être devenue un domaine extérieur au citoyen. Est-ce ça, la démocratie? N'oublions pas que la politique est une affaire de société et non un simple secteur réservé à une élite.

Cette prise en main de la politique n'est pas une illusion, un rêve révolutionnaire ou une utopie inaccessible. Bien au contraire ; elle fut vécue à de nombreuses reprises au cours de l'histoire. Rappelons-nous la Révolution Tranquille; n'est-ce pas là un merveilleux exemple d'une reprise du politique par les citoyens?

À mon humble avis, les trois partis dominant la scène médiatique actuelle ne présentent pas une approche à la hauteur des enjeux contemporains. Bien que plusieurs de leurs mesures proposées semblent pertinentes et positives pour l'avenir du Québec, elles ne s'inscrivent pas dans un désir de remise en question en profondeur de notre société. Même si toutes leurs promesses sont tenues, j'ai de grands doutes quant au chemin qu'aura fait le Québec d'ici 4 ans. Les élections passent, mais les problèmes restent.

Le temps presse. Nous n'avons plus le luxe de fuir vers l'avant. Le vote stratégique me parrait être notre pire ennemi. Soyon à la hauteur de nos valeurs, de nos ambitions. Nous avons besoin de bien plus que de belles promesses: il nous faut un projet social porteur de sens!

Au terme de cette réflexion, mon vote ira à Québec Solidaire, et ce sans hésitation.
reflexions2007@gmail.com